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07.12.2006

Opel Corsa 1.4 Twinport 5 p. : bonnes intentions

Star du stand Opel au Mondial, la nouvelle Corsa se livre au test de la route en version à essence et vient en découdre en diesel avec une Peugeot 207 tout aussi stylée.  

Depuis quelques années, Opel innove. En 1999, il fut le premier constructeur à réussir à loger sept personnes dans un monospace compact, le Zafira. Plus récemment, l'Astra a reçu des équipements jusque-là réservés à la catégorie supérieure (amortissement piloté), voire inédits (pare-brise panoramique). La nouvelle Corsa poursuit sur la même voie. Côté sécurité, elle bénéficie de l'ABS, de l'aide au freinage d'urgence et de six airbags, dont deux rideaux dès le second niveau de finition, Enjoy. En cas d'accident, le pédalier se rétracte pour éviter les blessures aux jambes et les feux stop clignotent lorsque l'ABS se déclenche. Enfin, si les airbags et les prétensionneurs ont fonctionné lors d'un choc, les warning se mettent automatiquement en route.
 
Inventive
A bord, l'habitabilité profite de l'augmentation des cotes extérieures (+ 16 cm en longueur, + 6 cm en largeur et + 5 cm en hauteur). L'espace arrière est correct et l'accès privilégié sur la cinq-portes. La banquette se montre, elle, un peu ferme. L'ergonomie est réussie et la position de conduite excellente, grâce notamment à un siège conducteur et un volant réglable en hauteur et profondeur dès le premier niveau d'équipement. Les revêtements de planche de bord sont spécifiques selon la finition, et si le mariage des plastiques n'est pas toujours très heureux, les assemblages restent corrects.

Côté innovations, on trouve des phares directionnels (en option), un équipement qui apparaît pour la première fois dans la catégorie des polyvalentes. Même remarque pour le volant chauffant ou l'aide de démarrage en côte, mais, là encore, il s'agit d'options... Sur la finition Sport, on découvre en série une direction à démultiplication variable, qui facilite les manoeu-vres en ville et se montre plus directe sur route. Le système classique - et déjà vu sur la Fiat Punto - est déjà convaincant... à un détail près : il manque de rappel autour du point milieu, ce qui n'aide pas à maintenir un cap en ligne droite. Mais cette sensation, déroutante durant les premiers kilomètres, s'estompe avec l'habitude. En ville, la direction reste douce et précise, rendant la Corsa maniable et facile à garer. Gare toutefois à la visibilité, troublée par les épais montants de pare-brise qui créent un angle mort très important vers l'avant.
  
Moteur éteint
Mais l'évolution la plus spectaculaire concerne les trains roulants, qui composent un comportement routier remarquable. Sur chaussée sèche, la Corsa se montre très vivante, grâce à un train avant incisif et un train arrière plutôt joueur. Néanmoins, l'auto reste stable et sécurisante en situation d'urgence, jusque sur sol humide. La suspension procure un bon confort et reste bien amortie sur route bosselée. Une qualité qui fait oublier le châssis « sport », de série sur la finition du même nom (lire en page 16). Notre modèle d'essai était équipé du moteur à essence 1.4 de 90 ch... que le poids et la transmission étouffent complètement ! En ville déjà, le manque de couple à bas régime se fait sentir. Et sur route, les performances deviennent insuffisantes : l'étagement très long de la boîte sur les derniers rapports génère des reprises laborieuses. Cette démultiplication, censée préserver une consommation raisonnable, entraîne l'effet inverse puisqu'il faut cravacher la mécanique pour garder un rythme convenable ! Un paradoxe que l'on peut corriger en optant pour la boîte « courte » (6 CV au lieu de 5). Hélas, elle est couplée à la finition Sport, bien moins confortable et uniquement disponible en trois portes. Sans ce souci, la nouvelle venue serait presque parfaite, en se montrant mieux placée que ses rivales françaises en termes de tarifs. Efficace, confortable et spacieuse, elle dispose d'assez d'arguments pour convaincre, d'autant que son style est inspiré. A l'image d'une certaine... Peugeot 207 qu'elle affronte dans les pages suivantes.
 
Mathieu SENTIS Photos de Clément CHOULOT

Points forts
Style agréable
Confort/habitabilité
Comportement routier
Prix bien placé

Points faibles
Performances médiocres
Direction déroutante
Visibilité de trois quarts avant

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Commentaires

d'accord avec ce qui a été dit

Ecrit par : avant le mariage | 07.12.2006