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20.02.2007

Audi A5 : la surprise du Salon de Genève

Dans un mois, Audi lèvera le voile sur l'A5 à Genève. Ce coupé à quatre places Grand Tourisme s'intercale entre la future A4, dont il reprend la plate-forme, et l'A6.  

medium_a5.jpgNommé en 2002 patron du pôle Sport du groupe Volkswagen (Audi, Lamborghini, et Seat) et aujourd'hui du design de l'intégralité du groupe, Walter De Silva nous a fait rêver en mars 2003 avec l'étude Nuvolari. Cette première réalisation, empreinte d'influence latine, a donné un coup de fouet au style Audi, très pur mais manquant un peu de fantaisie. Ce concept-car a révélé la motivation du constructeur : aller chatouiller Mercedes et sa CLK ainsi que BMW et sa Série 3 Coupé. Ce sera la double mission de l'A5.

Vers un design plus percutant. L'A5 inaugure une autre génération, tant sur le plan technique (elle partagera la plate-forme modulaire de la future A4) que sur l'aspect esthétique, qui met en valeur la sportivité pour aller sur le terrain de BMW. On retrouve un peu de la Série 1 dans le traitement des bas de caisse de l'A5. Sous certains angles, les proportions du luxueux coupé, évoquent une Aston Martin. Il y a pire référence...

Habitacle de GT. Les deux longues portes donnent accès à un habitacle scindé par un imposant tunnel central. Grâce à son gabarit (4,62 m de long), l'habitabilité assure une certaine aisance à quatre passagers. Calquée sur celle de la Nuvolari, l'ambiance intérieure s'imprègne du dernier cri de la technologie : le conducteur aura droit au système d'informations MMI, au frein de parking automatique, au bouton de démarrage Start[amp ]Stop, à la caméra de recul avec visualisation de la trajectoire...

Grandes ambitions. A l'image des autres marques, dites Premium, Audi axe son développement sur des modèles de niches pour lesquels la forte valeur ajoutée et l'exclusivité priment sur les volumes. Martin Winterkom, l'ancien président d'Audi et aujourd'hui à la tête du groupe Volkswagen, envisage, à l'horizon 2015, une gamme de 40 modèles (contre 22 actuellement) avec un objectif de production de 1,4 million d'unités. Explorer de nouveaux marchés et renforcer l'image de marque sont les missions dévolues aux coupés TT, tout-terrain Q7 et exclusive R8.

Motorisations de pointe. Prestige oblige, l'A5 accueillera au lancement des motorisations huppées, avec le 3.0 V6 TDI Quattro de 238 ch et le V8 4.2 FSI Quattro de 354 ch pour la version sportive S5. Suivront ensuite des blocs à quatre cylindres (1.8 TFSI de 170 ch, 2.0 TFSI de 210 ch et le 2.0 TDI de 170 ch) alors que la famille des V6 accueillera le 3.2 FSI de 265 ch et le 2.7 TDI de 190 ch. Quasiment toutes seront associées à une boîte manuelle à six rapports ou à une transmission automatique Multitronic à sept rapports. Déclinée en finition S-Line et S5, la gamme affichera des prix positionnés au-dessus de ceux de l'A4.

Une variante découvrable. Véritable gamme en devenir, l'A5 sera déclinée en 2009 en cabriolet à capote souple, qui ne devrait pas supplanter la version découvrable de l'A4. Ce dernier devrait vraisemblablement se convertir au toit rigide escamotable afin de ne pas laisser le champ libre à la Série 3 CC.
 
 
Didier RIC

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