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27.08.2007
Ford Mondeo 1.8 TDCI
Accord dissonant
Statutaire, cette (grande) troisième génération adopte l'évolution 125 ch du 1.8 TDCi. Ce diesel constitue-t-il un milieu de gamme homogène ?
C'est nouveau : ce modèle dispose d'un bloc 1.8 TDCi plus puissant et d'une boîte 6.
En dépit du succès des monospaces compacts et des SUV de gamme moyenne, les constructeurs généralistes n'abandonnent pas pour autant la catégorie des familiales. Pour preuve, Ford vient de renouveler sa Mondeo, juste avant que Renault à l'automne et Citroën à l'hiver ne commercialisent respectivement leurs Laguna III et nouvelle C5. Le constructeur allemand profite de son avance pour compléter une gamme déjà bien fournie avec des variantes de carrosseries à quatre portes, à cinq portes et un break dénommé Station Wagon. Pour l'heure, c'est la berline à hayon qu'il nous est donnée d'essayer.
Le style plus marqué que celui de sa devancière a le mérite de sortir la grande Ford de l'anonymat. Partageant sa plate-forme avec les modèles S-Max et Galaxy au sein de la marque, et avec les V 70 et S 80 du suédois Volvo, la Mondeo est pour le moins imposante. Son embonpoint ne procède pas que d'un effet d'optique. Son empattement progresse de près de 10 cm et sa longueur approche les 4,8 m.
Habitabilité de référence
Cette Mondeo fait office de haut de gamme au prix d'une familiale. Bien joué. L'espace intérieur fait partie de ses qualités marquantes. Surtout à l'arrière, où la banquette accueille trois passagers adultes dans des conditions de confort tout à fait acceptables. Fini le temps où celui qui voyageait à la place du centre tenait le rôle du dindon de la farce.
A l'avant, les progrès sont moins flagrants, mais tout aussi perceptibles. Le conducteur est bien installé. Le volant est réglable dans les deux axes et son siège se règle aussi en hauteur. Tout au plus, regrettons-nous le reflet du diffuseur central de la planche de bord. L'aspect moussé de l'habillage intérieur offre un contact agréable, mais il se marque facilement. Si les accostages ne présentent pas de faiblesse particulière, on déplore des bruits de mobiliers qui dénotent à ce niveau de gamme. De même, le faux bois qui garnit la console centrale de notre version Ghia affiche une brillance bien trop... plastique !
Moteur de caractère
Le bloc est une vieille connaissance. Il s'agit du 1.8 TDCi dont on connaît la version de 100 ch en accès de gamme. Apparu sur la Focus, il a donc repris du service, mais, pour l'occasion, il délivre 125 ch, après l'adoption d'injecteurs à technique piézoélectrique et d'une pompe à eau renforcée. Si sa valeur de couple de 320 Nm qui culmine à 1 800 tr/min équivaut à celle du 2.0 TDCi, il n'en possède ni la plage d'utilisation ni l'onctuosité de fonctionnement. En effet, son tempérament plus brutal n'est pas sans évoquer les mécaniques diesels turbo de la génération précédente. Creux à très bas régime, il délivre sa vigueur d'un coup aux abords des 2 000 tr/min, puis régule relativement tôt. Cette rugosité empêche d'évoluer sur un filet de gaz dès qu'il s'agit de s'extraire d'une rampe de parking ou de manoeuvrer pour stationner. On risque de caler à tout moment.
Le confort des passagers souffre de ce caractère « tout ou rien » qui tranche avec la qualité des suspensions. Ce bloc est secondé par une boîte de vitesses à six rapports dont la dernière ne peut être maintenue que sur autoroute. Comme de coutume chez Ford, la commande est ferme sans être dure, et le guidage s'illustre par des verrouillages suffisamment marqués.
Equilibrée et plaisante
Reposant sur un principe d'essieu pseudo McPherson à l'avant et d'un train multibras à l'arrière, la Mondeo affiche un comportement de haut vol. Sûrement moins agile que sa devancière en raison d'un poids qui lui est supérieur, elle réussit toutefois à masquer son gabarit.
La direction de type électro-hydraulique offre une linéarité et une précision qu'une succession de virages abordés à bonne allure ne parvient pas à prendre en défaut. L'amortissement bien réalisé diminue les mouvements de caisse avec rigueur, et le niveau de filtrage renforce la quiétude dans laquelle baignent les occupants.
Le niveau d'équipement, ESP, neuf airbags, climatisation deux zones, est généreux compte tenu du prix affiché, et les aspects pratiques ne sont pas oubliés. La contenance du coffre est des plus vastes (528 litres), et la trappe à bouchon intégré préserve des erreurs de carburant.
Bilan
La grande berline de Ford aurait mérité un moteur en accord avec ses prestations. Le TDCi de 125 ch manque de souplesse pour animer confortablement la nouvelle Mondeo. Autant lui préférer le 2.0 TDCi, certes un peu plus cher, mais plus à même de révéler ses qualités de grande routière familiale.
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15:47 Publié dans Ford | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ford, Mondeo, argus



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