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08.11.2007
Chevrolet HHR 2.4
Le Scénic de l'oncle Sam
Peu de modularité, pas de diesel et une finition unique. En France, le succès du HHR semble compromis. Mais il a déjà gagné une chose : notre sympathie.
Essence
170 ch
Lancement en janvier 2008
24 900 euros (estimation)
C'est nouveau :
Chevrolet lance un monospace au look rétro, uniquement disponible en essence
Quand on vous parle de Chevrolet, vous pensez d'abord à la Corvette. Puis votre sourire s'éteint doucement. Car aujourd'hui, la plupart des Chevrolet vendues en France sont... d'anciennes Daewoo rebadgées. Que les fans de la marque se rassurent : le HHR débarque, le coffre rempli d'Amérique. En premier lieu, il y a sa ligne, inspirée de celle du Chevrolet Suburban de 1949. Ailes proéminentes, calandre chromée, long capot plat, l'esprit de l'ancêtre est bien conservé. Cette forte personnalité a d'ailleurs retenu toute l'attention des possesseurs de Chrysler PT Cruiser croisés sur notre parcours...
Poursuivons le tour du propriétaire en ouvrant cette grosse portière à la surface vitrée réduite. Le design intérieur est moins percutant qu'à l'extérieur, mais certains détails ne trompent pas. Fauteuils en cuir avec accoudoir, plastiques de qualité moyenne, ergonomie étrange : d'européen, ce HHR n'a vraiment rien. Il refuse même la sacro-sainte motorisation diesel, puisque seul un 2,4 l à essence de 170 ch est disponible. Tant pis pour la consommation... et tant mieux pour le plaisir de conduite !
Du coffre sous le capot
Sans affoler les chronomètres (elle a tout de même 1 450 kg à déplacer), la mécanique offre un bel agrément grâce à son couple important à bas régime, sa sonorité plaisante et sa bonne volonté à prendre des tours. L'étagement de sa boîte, très long sur les derniers rapports, limite ses ardeurs en reprises, mais reste idéal pour limiter la consommation sur les autoroutes. Régulateur de vitesse calé sur 130 miles, euh pardon, 130 km/h, vous aurez tout le loisir de profiter de l'excellent confort des suspensions ou de la bonne qualité du système audio.
Les sept haut-parleurs présents dans l'habitacle n'attendent plus que de passer en boucle votre album de ZZ Top ! Mais nous vous déconseillons d'aller trop loin dans l'« américanisme » : la boîte automatique à quatre rapports (seule option disponible), qui ignore le bon sens et fait encore grimper la consommation, est à éviter.
Sur parcours sinueux, le HHR constitue une bonne surprise. Certes, il n'a pas l'agilité d'une berline récente, mais il se montre suffisamment efficace pour ne pas transformer chaque col de montagne en corvée. Seule la direction, peu précise, et les plaintes des passagers arrière calmeront votre envie de brusquer l'engin : sur la banquette recouverte de cuir, les maintiens latéraux sont absents. Sans parler de cet imposant porte-gobelet, qui prive le passager central d'espace pour loger ses jambes. À croire que de l'autre côté de l'Atlantique, cet équipement est plus important que le confort d'un cinquième occupant.
Bilan
Si, dans la rue, le HHR ne passera pas inaperçu, il faudra être chanceux pour en croiser un : Chevrolet prévoit de n'en livrer que deux cents exemplaires en France l'an prochain. Dommage car, pour environ 25 000 €, il permet de rouler dans un véhicule original, attachant, bien équipé. Et qui se moque bien de l'avis des fans de plastiques « moussés » ou de modularité « fabuleuse » dont on se sert qu'une fois par an !
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Galerie photos
09:15 Publié dans Chevrolet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chevrolet HHR 2.4, essais, argus



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