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23.11.2007

Cadillac BLS Wagon 1.9 D 180 ch


medium_116103i_1_.jpgAfin de développer ses ventes, la Cadillac BLS se décline en break et reçoit un moteur diesel musclé. Mais cette américaine aux forts accents suédois et exclusivement réservée à l'Europe peine à se trouver une identité...

Diesel
180 ch
11 CV (estimation)
Disponible à la mi-novembre
De 32 000 à 39 440 euros

Cadillac veut s'établir comme marque « premium » mondiale... y compris sur l'exigeant et très concurrentiel marché européen.
Une mission délicate, qui suppose de proposer des voitures adaptées à chaque clientèle. Pour investir le Vieux Continent, Cadillac est allé jusqu'à développer un modèle spécifique. Encore que le terme spécifique soit un peu fort, puisque cette BLS, fabriquée en Suède, repose sur une plate-forme de Saab 9-3.

La BLS se décline désormais en break, animé par un moteur 1.9 diesel à double turbo de 180 ch inauguré sur la Saab 9-3. Une américaine étroitement dérivée d'une suédoise et motorisée par un diesel, il y a de quoi être curieux ! Côté style, la BLS Wagon cultive sa différence, avec une calandre imposante, des lignes solides, des traits simples et des feux lisses. Pas de quoi dévisser les têtes sur son passage, mais cette Cadillac possède au moins une personnalité.medium_116122i_1_.jpg
 
Foudre de guerre
Dans l'habitacle, si certains éléments sont issus directement de la Saab 9-3, la BLS profite d'un dessin spécifique et surtout de matériaux à l'aspect plus soigné. En revanche, match nul sur le terrain de l'habitabilité, la BLS se montrant aussi moyennement « habitable » que sa (proche) cousine suédoise. Le coffre figure ainsi parmi les moins spacieux de la catégorie.

Contact mis, le 1.9 peut difficilement renier son caractère de diesel. Sonore à toutes les allures, il filtre par ailleurs mal ses vibrations. Sa double suralimentation (un petit turbo pour le couple à bas régime et un plus gros pour la puissance) n'en fait pas un foudre de guerre, puisque la Cadillac se montre moins véloce que ses rivales. En outre, ce moteur souffre encore du certain temps de réponse des turbos, même si nous avons constaté des progrès en la matière par rapport à la Saab équipée du même bloc essayée voici quelques mois.

La fougue de ce moteur est cependant bien suffisante pour donner du fil à retordre à l'antipatinage : pénalisée par des suspensions bien trop souples, la BLS Wagon révèle en effet un comportement routier pataud et peu efficace. Le train avant manque de conviction dans ses appuis, et la direction floue n'épargne pas les remontées de couple. La précision de conduite comme le confort pâtissent des réglages de suspension contraires au bon sens, et il n'est pas certain que le « handling package » optionnel (jantes de 18 pouces et contrôle de la pression des pneus à 1 580 €) puisse apporter une solution satisfaisante au problème.

Bilan
medium_116121i_1_.jpgEn cherchant à se conformer aux standards du break familial européen, cette Cadillac perd ce qui faisait le charme des « belles américaines » : l'exotisme. La Chrysler 300C a montré que l'on pouvait se convertir au diesel tout en conservant une forte identité US. La Cadillac BLS Wagon, voulant trop bien faire, a raté la cible. Un faux pas d'autant plus difficile à pardonner qu'elle n'affiche pas des tarifs spécialement attractifs.
 
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