22.12.2006
Chrysler 300C 3.0 CRD : l'inattendue
Vous trouviez la 300C totalement inadaptée ? Avec ce nouveau moteur, elle a les moyens de vous faire changer d'avis : ce diesel lui va comme un gant.
Vous cherchez à vous démarquer du reste du quartier. La Chrysler 300C est faite pour vous. Avec sa calandre proéminente et son gabarit de près de 5 m, impossible de passer inaperçu. Mais cette démesure peut être difficile à assumer. Non pas en termes d'image, ni en prix, mais plutôt en coût d'utilisation. Pour s'en sortir question vitalité, il faut au moins à ce totem de près de 2 tonnes les 249 ch du V6 à essence de 3,5 l. Avec une vitesse de pointe de 220 km/h, une accélération de 0 à 100 km/h en 9,2 s, en échange il propose une consommation descendant rarement en dessous de 10 l aux 100 km, et pouvant facilement monter à 20 l. Le rêve peut vite tourner au cauchemar.
La réconciliation entre l'Amérique et l'Europe pourrait bien s'opérer autour d'un... diesel. Mercedes a en effet confié à la Chrysler 300 C son dernier petit bijou, le V6 de 3 litres qui équipe les modèles 320 CDI allemands. A vrai dire, il lui va comme un gant, à croire qu'ils ont été fait l'un pour l'autre. Les 218 ch et les 510 Nm de couple ne sont pas à la peine pour mener grand train. En mettant vitesse de pointe, accélérations et consommation en rapport, ce diesel renvoie aux oubliettes tout moteur à essence de la gamme Chrysler se trouvant sur son chemin. Souple à bas régime, rond à mi-chemin et vif au sommet du compte-tours, le CRD est à l'aise partout. Certes, il n'est pas associé ici à la fabuleuse boîte automatique à sept rapports qui officie dans la gamme à l'étoile, mais la « boîte 5 » est tout de même un bon complément, mêlant douceur et dextérité dans le passage des vitesses.
Bien qu'utilisant le châssis de la Classe E, la 300C est, en efficacité, un cran en dessous. La faute au poids bien sûr, mais aussi à un schéma de suspension plutôt axé sur le confort. Un onctueux paquebot au long cours, se menant du bout du doigt par le biais d'une direction très assistée et démultipliée. Un autre univers en somme, mais avec suffisamment de maîtrise pour pouvoir parader sur nationale, grâce notamment à un freinage endurant et un ESP livré en série.
A l'intérieur aussi, l'univers est dépaysant. Très américain, on attend de lui qu'il soit spacieux, très bien équipé, avec de larges sièges revêtus de cuir et qu'il puisse plaire au plus grand nombre quitte à tout mélanger. Finition bois, chrome, aluminium, cuir, l'ambiance est un peu surchargée. D'un autre côté, le consommateur américain attache moins d'importance à la qualité des plastiques, à l'ergonomie et au maintien latéral des sièges. Le consommateur européen saura s'en satisfaire. D'autant que, sésame sur le hamburger, cette version, qui peut désormais faire référence, est 1 000 € moins chère que la gloutonne et moins performante 3.5 V6. Ce qui place cette 300C CRD à un niveau où elle n'a pas de concurrente dans sa catégorie en Europe.
Et si l'envie vous prenait d'être encore plus hors-norme, une monumentale version break Touring est au catalogue. Cela mérite bien 2 700 € de plus.
Fabrice DAL'SECCO Photos de Denis MEUNIER
Points forts
Agrément du moteur
Coût d'utilisation
Prix
Equipement
Ligne
Points faibles
Maintien des sièges
Qualité de certains plastiques
Intérieur surchargé
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17:31 Publié dans Chrysler | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chrysler, 300C, essais, argus, auto, côte
Chrysler Crossfire SRT6 : multisport
CHRYSLER Crossfire SRT6 Disponible Moteur : V6 compressé de 335 ch #bull; Existe aussi en Roadster. Fiscalité : 24 CV Prix : 51 800 €
Avec son aileron arrière proéminent et fixe, un spoiler avant à effet de sol et, surtout, un compresseur qui permet au V6 de 3,2 l de délivrer 335 ch en finition SRT6, la Crossfire nous apparaît plus sportive que jamais. Reste à savoir de quelle discipline il s'agit. A première vue, le kilomètre lancé. La capacité d'accélération est phénoménale, avec une montée de 0 à 100 km/h effectuée en à peine plus de cinq secondes. La Chrysler bondit littéralement à chaque pression sur la pédale d'accélérateur, bien aidée en cela par le couple important disponible sur une large plage, mais surtout à assez bas régime. ça, c'est l'effet compresseur. Les sensations de pression sur le siège s'accompagnent d'envolées très mélodieuses, à la fois métalliques et rauques. Les sens sont surexcités... la Crossfire est bestiale. La suspension, renforcée, renvoie avec fracas la moindre saillie. On sent bien la route, et surtout les pavés...
Patineuse. A mieux y réfléchir, il est une discipline où cette Crossfire est bien plus à son aise, c'est le patinage artistique, limite acrobatique. Bande blanche, passage piétons, pavés, cette Chrysler ne rate pas une occasion de partir en glissade, même sur le sec. La motricité est souvent mise à mal et systématiquement sur sol humide : il vaut mieux alors avoir les roues avant droites pour ne pas faire un axel. Même branchés, l'antipatinage et l'ESP n'arrivent pas à juguler au plus vite le cabrage : un coup d'accélérateur, et c'est déjà une demi-équerre. La Crossfire est à conduire avec doigté, méfiance même quand les conditions sont mauvaises. Le freinage n'attire aucune critique ; il est assez mordant et endurant. A l'inverse, la direction, trop floue et collante en son point milieu, n'est pas très agréable sur autoroute.
Intérieurement, on accède à un coupé à la finition soignée et à l'habitabilité très convenable. Les matériaux utilisés et le traitement de la planche de bord sont modernes. L'équipement est plutôt complet, même si l'on passe à côté d'éléments désormais communs, comme l'allumage automatique des phares et des essuie-glaces.
Fabrice DAL'SECCO
Points forts
Ligne
Sonorité du moteur
Performances
Points faibles
Motricité
Direction floue
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17:10 Publié dans Chrysler | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chrysler, Crossfire, SRT6, essais, argus, auto, côte



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